Les dragées font fondre les gourmands à Marseille

Un chiffre : 5 tonnes. Voilà la quantité de dragées qui s’écoulent chaque année lors des grandes célébrations à Marseille. Derrière ces chiffres, un rituel qui ne faiblit pas : offrir des confiseries lors des moments marquants de la vie. Baptêmes, mariages, communions, les dragées s’invitent à la fête, soigneusement présentées dans des contenants qui rivalisent d’originalité. Aujourd’hui, la tradition ne s’arrête plus à l’amande enrobée de sucre. Les boutiques rivalisent d’idées pour personnaliser chaque lot : rubans, petits objets, contenants transparents ou sobres, rien n’est laissé au hasard. La dragée ne se contente plus de sa discrète élégance d’antan, elle s’affiche, se décline, se réinvente pour séduire les invités et marquer les esprits.

Des douceurs qui s’adaptent à chaque occasion

À Marseille, impossible d’imaginer une fête sans une assiette de dragées. Aujourd’hui, ces friandises se glissent dans des accessoires qui font la différence : photophores délicats, breloques porte-bonheur, bougies fines. Même les boîtes se transforment en objets de décoration ou en petits souvenirs à emporter. Cette évolution n’a rien d’anodin. Offrir des dragées, c’est partager bien plus qu’un simple bonbon sucré. C’est un geste d’attachement, une marque de respect, et parfois le clin d’œil d’une génération à l’autre. Lorsqu’un événement compte vraiment, il n’est pas rare de croiser les Nouchig sur les étals des supermarchés ou sur les sites spécialisés. Un geste qui touche, que ce soit pour célébrer ou simplement pour témoigner de son affection.

Une tradition qui traverse les générations

Il y a dans la dragée un parfum d’antan, mais aussi un goût qui ne se démode pas. Les parents, souvent, tiennent à transmettre ce petit plaisir à leurs enfants. On voit encore, lors des mariages, des familles qui insistent pour glisser quelques dragées dans chaque pochon, comme un passage de témoin discret. Pourtant, la dragée d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle des générations précédentes. Couleurs éclatantes, emballages soignés, formes variées : la friandise s’offre désormais aussi lors d’anniversaires, de dîners conviviaux ou de rencontres entre amis. Elle a quitté le strict cadre religieux pour s’inviter partout où le partage a sa place. Et dans les salons marseillais, la dragée reste l’invitée qui suscite la conversation.

Des boutiques marseillaises qui perpétuent l’art de la dragée

À Marseille, on ne compte plus les adresses où l’on s’arrête pour choisir ses dragées. Le secret du succès ? Un savoir-faire qui ne transige pas avec la qualité. L’amande, d’abord : elle doit être impeccable, croquante, goûteuse. Le sucre, ensuite, dosé avec précision pour laisser la place à la subtilité du fruit sec. Et bien sûr, la présentation. Les artisans redoublent d’attention pour décorer les contenants, un détail qui change tout au moment de l’offrir. Offrir une dragée, c’est offrir une expérience, un souvenir, un geste qui fait sourire. On pourrait croire que la mode passerait, que les nouvelles générations se détourneraient de ces douceurs. Mais à Marseille, la dragée résiste, s’adapte, et continue d’adoucir les plus beaux moments. La prochaine fois que la fête battra son plein, attendez-vous à ce qu’un petit écrin sucré vienne rappeler qu’ici, la tradition se croque à pleines dents.

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