Depuis quelques mois, le monde subit une pandémie des plus dévastatrice du nom de COVID -19. On le sait tous maintenant. Presque tous les pays au monde sont atteints. Puis, cette crise engendre un certain nombre de décisions et de comportement à suivre pour une réduction de la propagation de la pandémie. À cet effet, en France les déménagements étaient presque impossibles. Mais aujourd’hui, il est possible de déménager sans restriction. Le saviez-vous ? Comment cela se passe-t-il ? On en parle dans cet article.
Avoir un bon justificatif
Une visite sur la rubrique « logements » du site officiel du gouvernement français suffit pour constater que les déménagements sont désormais autorisés. Ce feu vert n’est pas donné à la légère : il s’applique uniquement si le déménagement ne peut pas être repoussé. Prenons un exemple concret : un locataire se retrouve dans l’obligation de quitter son appartement suite à la fin de son bail. Impossible de différer, il faut partir. L’État demande alors à tous les participants au déménagement de respecter rigoureusement les gestes barrières et les précautions sanitaires en vigueur.
Dans ce contexte, le locataire devra prévenir la gendarmerie ou la police pour signaler son déménagement. Il est également nécessaire de vérifier auprès des autorités locales si des mesures restrictives spécifiques ne viennent pas compliquer la démarche. Un autre point clé : rédiger une attestation sur l’honneur, expliquant pourquoi le déménagement ne peut pas attendre, en précisant la date, l’adresse de départ et celle d’arrivée. Cette attestation, à présenter en cas de contrôle, servira de justificatif solide.
Recourir aux déménageurs professionnels
Pour les situations où le déménagement s’impose de façon urgente et inévitable, il reste possible de faire appel à des déménageurs professionnels. Attention, ce recours est réservé aux cas présentant un caractère réellement exceptionnel : urgence sanitaire, nécessité absolue pour une entreprise, ou encore situation liée à la gestion des soins durant l’épidémie. Toute demande de déménagement doit donc correspondre à un besoin identifié comme prioritaire ou indispensable. Par exemple, une entreprise contrainte de déplacer son matériel pour garantir la continuité de ses activités ou une famille devant libérer un logement devenu insalubre.
Dans cette configuration, il est possible de demander un devis gratuit de déménagement. Les professionnels du secteur restent mobilisés pour ces cas de force majeure, en adaptant leurs méthodes de travail à la situation sanitaire : équipements de protection, gestes barrières, organisation des équipes réduite.
Faire un accord avec son propriétaire
Que faire si l’obligation de quitter votre logement tombe en pleine crise, mais que l’idée d’un déménagement dans ces conditions vous semble insurmontable ? Dans ce cas, il existe une marge de manœuvre : il est possible de négocier un report avec le propriétaire. Lorsque les deux parties tombent d’accord, la signature d’une « convention d’occupation précaire » formalise cette solution temporaire, permettant de décaler la date du départ sans enfreindre la loi.
Cependant, cette période d’occupation prolongée ne dispense pas du paiement du loyer : l’occupant reste redevable du montant habituel jusqu’à la remise effective des clés. Et si la signature physique du document pose problème, un simple échange de mails suffit à officialiser l’accord et à fournir une trace écrite en cas de litige. Cette flexibilité permet d’adapter la transition sans rajouter d’inquiétude à une période déjà tendue.
La pandémie a bousculé les habitudes, mais le droit au déménagement s’est adapté à la réalité. En jonglant entre attestations, recours aux professionnels et accords avec les propriétaires, chacun peut trouver une issue, même sous la pression du calendrier ou des contraintes sanitaires. Les cartons attendront peut-être quelques jours de plus, mais l’essentiel reste : le passage reste ouvert.

