Mon avis sur la manette PS3 après trois semaines d’utilisation

Payer 55 euros pour une manette officielle, ou se tourner vers une alternative à 20 euros : le choix paraît simple, mais le diable se loge dans les détails. Il y a ceux qui rachètent après une partie trop animée, ceux qui veulent simplement élargir leur arsenal pour les soirées à plusieurs, et puis il y a les curieux, toujours à l’affût d’une nouveauté qui bouscule un peu leurs habitudes. Cette fois-ci, c’est la manette filaire de Snakebyte qui est tombée entre mes mains, une solution abordable pour accompagner la PlayStation 3 sans trop grever le budget. Explications et verdicts après trois semaines d’utilisation.

La manette filaire PS3 de Snakebyte porte bien son nom : elle se branche, tout simplement, sur la console grâce à son câble de trois mètres. Pratique pour ceux qui détestent recharger ou qui jouent à bonne distance du téléviseur. Une version sans fil existe aussi, pour un tarif avoisinant les 40 euros. Et, bonne surprise, la boîte contient aussi deux embouts pour Sixaxis et Dualshock 3, d’une valeur d’environ 5 euros chacun dans le commerce. Un petit geste qui ne se refuse pas.

Une fois la manette en main, la différence avec l’officielle saute aux yeux. Les poignées sont plus longues, plus fines : un avantage certain pour ceux que les modèles Sony laissent sur leur faim côté ergonomie, notamment pour les grandes mains. Le design tranche, sans chercher à imiter à tout prix. Autre particularité : la croix directionnelle forme un cercle au centre, ce qui facilite les mouvements en diagonale, un détail qui peut compter dans certains jeux, même si je n’ai pas pu la mettre à l’épreuve sur un titre de combat exigeant. Difficile donc de se prononcer sur la précision d’un quart de cercle façon hadoken.

Côté gâchettes, Snakebyte s’inspire ouvertement de Microsoft : les boutons R1 et L1 sont plats et légèrement inclinés, tandis que R2 et L2 sont massifs, presque exagérés. Cela donne une sensation assez différente, mais pas déplaisante pour autant. La prise en main est légère, le poids semble se situer à mi-chemin entre le Sixaxis et le Dualshock 3. La connexion à la PS3 ne pose aucun souci : on branche le câble USB, on appuie sur Home, le tour est joué. Petit détail amusant : les voyants 1 et 2 s’allument alors que la manette est reconnue comme premier contrôleur, probablement un effet secondaire d’une mise à jour firmware anti-piratage.

Pour vraiment juger ce contrôleur filaire PS3, j’ai lancé différents jeux : FPS, jeux d’arcade, titres de plateforme. Les sticks répondent bien, les vibrations sont au rendez-vous, la détection de mouvements fonctionne sans accroc. Rien à signaler de gênant côté technique, mais deux points m’ont un peu titillé : l’accès aux boutons Start et Select n’est pas des plus intuitifs, et il n’est pas évident d’appuyer simultanément sur L1 et L2, un détail qui peut gêner dans certains jeux exigeant ces combinaisons.

Est-ce que cette manette va détrôner l’officielle sur le long terme ? Honnêtement, non. Les habitudes ont la peau dure, surtout quand on a ses repères sur certains boutons ou qu’on apprécie la patine d’un stick usé par des heures de jeu. Mais pour dépanner, compléter un setup ou équiper une console secondaire, le choix est vite fait. Difficile de trouver un contrôleur aussi solide, aussi complet, à un prix aussi bas.

Si vous cherchez plus d’informations sur cette manette, le site officiel regorge de détails techniques et de visuels.

À noter : toutes les images utilisées ici proviennent du site officiel de la marque.

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