38 millions de voitures sillonnent aujourd’hui les routes françaises. Ce chiffre donne le vertige, mais il rappelle surtout une réalité : la voiture n’est pas un simple objet, c’est le pouls du quotidien pour des millions de personnes. Mais avec ce privilège de mobilité, une règle s’impose, implacable : le contrôle technique. Que vous soyez au volant d’un modèle flambant neuf ou d’un vieux diesel, impossible d’y échapper. Impossible aussi d’en minimiser l’enjeu. Voyons d’un peu plus près ce qu’implique cet examen, quand il devient obligatoire, et ce qu’il change concrètement pour chaque conducteur.
Qu’est-ce qu’un contrôle technique et quelles voitures sont concernées ?
Le contrôle technique n’est pas une simple formalité. C’est une étape imposée à tous ceux qui possèdent une voiture de plus de quatre ans et pesant moins de 3,5 tonnes. Depuis mai 2018, la réglementation est stricte et concerne une multitude de véhicules. Pour se faire une idée concrète des types de véhicules concernés, voici la liste des principaux modèles soumis à cette obligation :
- Voitures particulières
- Véhicules utilitaires
- Camping-cars
- Véhicules roulant au gaz ou au GPL
- Véhicules anciens ou de collection
- Véhicules de dépannage
- Véhicules utilisés pour le transport sanitaire
- Véhicules auto-école
- Voitures de tourisme avec chauffeur
- Taxis
- Véhicules de transport public de maximum 10 places
Difficile d’y couper dans la pratique, à moins de rouler dans un véhicule tout juste sorti d’usine. Pour les Marseillais, l’Auto Sécurité Marseille propose ce service, parmi d’autres, pour garantir que chaque véhicule reste conforme à la réglementation.
Défaillances et points de contrôle : que vérifie-t-on vraiment ?
Pour chaque véhicule, la procédure s’appuie sur pas moins de 132 points de contrôle. À travers cette grille, 668 défaillances potentielles peuvent être identifiées, réparties en trois grandes familles. On fait le point sur ce qui se cache derrière ces termes parfois opaques :
Les défaillances mineures
On parle ici de petits défauts qui ne menacent ni la sécurité ni l’environnement. Un exemple courant : un léger jeu détecté dans la colonne de direction. Ce sont des failles qui n’empêchent pas de prendre la route mais qui méritent d’être surveillées.
Les défaillances majeures
À ce niveau, le problème se corse. Un feu de plaque d’immatriculation qui ne fonctionne pas, par exemple, entre dans cette catégorie. Ces défauts mettent en danger le véhicule, les autres usagers ou l’environnement. Pas question de les négliger : il faudra s’en occuper rapidement pour éviter tout risque.
Les défaillances critiques
Ici, on bascule dans le sérieux. Les défaillances critiques désignent des failles susceptibles de provoquer des accidents ou des dommages importants. Un feu stop hors service ou gravement endommagé en est une illustration typique. Un véhicule présentant une telle anomalie ne doit plus circuler tant que la réparation n’est pas faite.
Pourquoi le contrôle technique est incontournable et quand le réaliser ?
Le contrôle technique ne se limite pas à une vérification administrative. Il sert avant tout à repérer toute défaillance susceptible d’entraîner un accident, qu’il s’agisse d’usure ou d’un défaut d’entretien non détecté à temps. L’idée est claire : mieux vaut prévenir que guérir, surtout quand il s’agit de sécurité routière.
Pour s’y retrouver dans les échéances, il suffit de se référer à la date de première mise en circulation du véhicule. Six mois avant la date anniversaire des quatre ans, le premier contrôle peut être réalisé. Un exemple concret : un véhicule immatriculé en juin 2020 devra passer son premier contrôle technique entre janvier et juin 2024. Ensuite, la règle est simple : tous les deux ans, il faudra renouveler cette démarche. Et gare à ceux qui oublient : les sanctions peuvent être salées. Amende, immobilisation du véhicule, voire refus d’assurance, personne n’a intérêt à prendre ce risque à la légère.
Le contrôle technique, c’est un peu comme la ligne de départ d’une course : incontournable, souvent redoutée, mais absolument nécessaire. Ceux qui tentent de l’esquiver prennent le risque de se retrouver hors-jeu, parfois au pire moment. Reste à chacun de choisir son camp : celui du contrôle, ou celui de l’incertitude.

